« Je rêve que les propositions de Confiance.ai deviennent une référence, un standard utilisé par le plus grand nombre », Rodolphe Gelin, Président du comité de pilotage Confiance.ai.

Pouvez-vous vous présenter ainsi que votre parcours ?

Rodolphe Gelin : Je suis ingénieur des Ponts et Chaussées et titulaire d’un DEA d’Intelligence Artificelle. J’ai travaillé pendant 20 ans au CEA sur des projets de robotique, de réalité virtuelle et d’ingénierie de la connaissance. Mon métier de base est donc plutôt l’informatique, pour des applications en interaction avec les humains. C’est cette veine que j’ai creusée ensuite en rejoignant Aldebaran(qui deviendrait SoftBankRobotics) pour diriger le projet Romeo, un robot humanoïde destiné à l’assistance aux personnes âgées. Après 10 ans avec Romeo, j’ai rejoint Renault, en 2019, où je suis expert en deeplearning pour le véhicule autonome et le véhicule connecté.

 

Comment définiriez-vous l’IA de confiance ?

Rodolphe Gelin : C’est une IA dont on peut garantir le bon fonctionnement. Le grand public redoute beaucoup les mauvais usages de l’IA, associés non sans raison à la surveillance généralisée, à l’influence dissimulée d’industriels l’utilisant pour mieux vendre leurs produits et services. Ce sont des sujets qu’il faut traiter mais qui relèvent plus de la réglementation que de la technique. De nombreuses initiatives, dont l’AI Act européen visent à mettre en place des protections contre ces usages. Mais même dans les usages bienveillants de l’IA, les questions de mauvaise qualité des données utilisées pour l’apprentissage ou le manque de robustesse de certains algorithmes font que le comportement de l’IA n’est pas celui qu’on attend et peut même aller à l’encontre des objectifs recherchés. En la qualifiant « de confiance », les concepteurs d’une IA pourront montrer qu’ils ont pris toutes les précautions scientifiquement accessibles pour garantir son bon fonctionnement.

 

Selon vous, comment l’IA de confiance va développer/impacter votre industrie ?

Rodolphe Gelin : En atteignant un niveau de maturité qui permettra de la qualifier de confiance, l’IA porurra être déployée plus rapidement dans d’avantage de domaines applicatifs. Chez Renault, il n’est pas un domaine qui n’ait pas commencé à utiliser de l’IA, bien au-delà de la voiture intelligente : de la conception à la fabrication en passant par le service après-vente, la finance, le marketing… Dans tous ces domaines, certaines applications ont un niveau de criticité (business, image, financier…) qui nécessiteront de pouvoir garantir le bon fonctionnement de l’IA pour se déployer et rendre tous les services qu’on peut en attendre.

 

Quelle est la vision long-terme que vous avez de Confiance.ai en tant que président du comité de pilotage ?

Rodolphe Gelin : Confiance.ai doit diffuser, dans nos industries, des outils et des méthodes que nos collègues développeurs d’application pourront s’approprier comme les bonnes pratiques pour intégrer de l’IA dans les systèmes critiques. A la façon des méthodes d’ingénierie logicielles, qui ont permis de faire passer l’informatique de l’artisanat à l’industrie, le cadre proposé par Confiance.ai doit permettre de faire passer la production de l’IA, pour les systèmes critiques, à un niveau industriel. Je rêve que les propositions de Confiance.ai deviennent une référence, un standard utilisé par le plus grand nombre. Pour 2022, mon grand défi est que les briques et méthodes développées en 2021 dans le cadre du programme soient récupérées et utilisées par les développeurs des partenaires de Confiance.ai puis qu’ils en valident la pertinence ou qu’ils en demandent des améliorations.

 

Qu’appréciez-vous dans le fait de contribuer au programme Confiance.ai ?

Rodolphe Gelin : Je suis très fier de contribuer à ce programme très ambitieux mais dont les objectifs sont clairs et dont l’organisation autour des cas d’usage doit permettre de garder un cadre très applicatif dont les industriels doivent pouvoir bénéficier à court terme. L’aspect collaboratif est bien sûr essentiel : voir de nombreux partenaires s’atteler à régler les difficultés rencontrées sur « son » cas d’usage est très enthousiasmant. Les premiers résultats obtenus, après des mois de montage et une première année de travail, montrent que notre idée de départ était bonne et que nous avons su nous organiser pour la réaliser. J’attends avec impatience le moment où mes collgèues développeurs de Renault pourront s’approprier les premiers outils produits par Confiance.ai

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