La deuxième phase de la stratégie nationale pour l’Intelligence artificielle a été annoncée ce lundi 8 novembre par Frédérique Vidal et Cédric O. Financée à hauteur de 2,2 mds d’euros, elle vise à transformer le potentiel scientifique et économique de la France en succès économiques.

Le consortium Confiance.ai[1] se félicite que la confiance dans les systèmes critiques et complexes à base d’IA demeure un enjeu clé pour la France à la fois d’un point de vue compétitivité économique et de souveraineté et soit au cœur de la stratégie d’accélération pour l’intelligence artificielle. En effet, l’une des ambitions de cette deuxième phase est de faire de la France « un leader de l’IA de confiance tant pour occuper ce marché pour lui-même que parce qu’il conditionne la diffusion de l’IA à un pan majeur de notre économie industrielle ».

Ainsi, l’Etat confirme l’importance de l’IA de confiance en apportant un soutien additionnel de 80 M€ pour prolonger l’impulsion du grand défi « sécurisation, fiabilisation et certification des systèmes à base d’IA » dont fait partie le programme Confiance.ai.

Le programme Confiance.ai, pilier technologique de ce grand défi, fait partie « des projets structurants pour l’écosystème » sur lesquels s’appuie ce second volet de la stratégie nationale pour l’IA. Il joue un rôle clé en France pour contribuer au développement d’une plateforme souveraine, ouverte, interopérable et pérenne d’outils logiciels dédiés à l’intégration d’une IA de confiance dans les produits et services critiques.

Enfin, l’IA de confiance est un sujet sur lequel la Commission Européenne entend positionner l’Europe en pointe, comme en témoigne son projet de règlement européen (AI-Act). Le programme Confiance.ai contribuera à la mise en œuvre par les industriels du futur règlement, en créant un environnement technique qui garantira un haut niveau de confiance des produits et services à base d’IA. Le programme affiche d’ores et déjà une dimension européenne puisque des relations étroites sont déjà nouées avec l’Allemagne et la Big Data Value Association (cf. position paper on speeding up industrial AI and trustwortiness).

[1] Renault, Valeo, Airbus, Safran, Thales, Atos, SopraSteria, Naval Group, Air Liquide, IRT SystemX, IRT Saint-Exupéry, CEA, Inria

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